Version:1.0 StartHTML:000000245 EndHTML:000054321 StartFragment:000013095 EndFragment:000054289 StartSelection:000013300 EndSelection:000054279 SourceURL:https://www.cftc.fr/actualites/vie-pratique/se-reconvertir-point-aides-dispositifs Comment se reconvertir ? Le point sur les aides et dispositifs

Reconversion professionnelle : votre boîte à outils

Vous avez un projet de reconversion ? Qu’il soit à l’état embryonnaire ou avancé, il existe, pour vous, une palette d’outils et de dispositifs à mobiliser pour vous aider à le formuler, le définir, le préciser, et surtout le réaliser. Et si on en faisait le tour ensemble ?

Vous sentez confusément que vous avez atteint une limite dans votre parcours professionnel ? Changer d’emploi, changer de métier… Mais « pour aller où ? », « pour quoi faire ? », vous demandez-vous.

Votre région offre peu de débouchés dans votre métier, ou vous n’avez pas le diplôme requis. Alors que vous avez peut-être les compétences ! Ou bien vous ne savez tout simplement pas ce que vous voulez faire. Ou peut-être avez-vous au contraire un rêve, que vous vous imaginez impossible à réaliser…

Quoi qu’il en soit, la reconversion professionnelle est probablement à votre portée ! Vous avez en effet à votre disposition un éventail d’outils adaptés au degré de maturité de votre projet – embryonnaire, avancé… – qui doivent vous permettre de le réaliser.

Ces outils, vous ne les connaissez sûrement pas tous puisqu’ils ont été en partie renouvelés au 1er janvier 2019 par la loi Avenir professionnel. Nous vous proposons ici d’en faire le tour ensemble.

Le Compte personnel de formation (CPF) : votre cagnotte

Difficile d’imaginer une reconversion sans action(s) de formation. Votre CPF vous servira à les financer.

Que vous soyez salarié(e), apprenti(e), indépendant(e), profession libérale, demandeur/se d’emploi ou fonctionnaire, dès lors que vous êtes un(e) actif/ve, vous avez un Compte personnel de formation (CPF).

Rendez-vous sur www.moncompteactivite.gouv.fr pour l’activer et rechercher une formation.

Un compte en euros (et non plus en heures)…
Depuis le 1er janvier 2019, votre CPF n’est plus crédité en heures mais en euros. Les heures acquises avant cette date sont converties en euros, à raison de 15 euros par heure.

… alimenté en fonction de votre situation

  • Salariés : vous acquérez 500 euros par an, sachant que votre compte est plafonné à 5 000 euros.
  • Salariés de niveau BEP (brevet d’études professionnelles) ou CAP (certificat d’aptitude professionnelle) : vous acquérez 800 euros par an et votre compte est plafonné à 8 000 euros. Cela est valable que vous travailliez à temps complet ou à temps partiel à partir de 50 % d’un temps complet.
  • Salariés à temps partiel (moins de 50 % d’un temps complet) : l’alimentation de votre compte est proratisée. Exemple : si vous travaillez à 30 % d’un temps complet (10h30 hebdomadaires), vous acquérez 150 euros par an.
  • Personnes en situation de handicap (en ESAT, en contrat de soutien et d’aide par le travail) : vous bénéficiez aussi d’un CPF. Celui-ci est crédité de 800 euros par an, et plafonné à 8 000 euros.

Votre CPF peut être abondé
Le montant de votre CPF est inférieur au coût de votre formation ? La différence peut être prise en charge par votre employeur ; un opérateur de compétences (Opco) ; éventuellement par l’Etat, la Région, Pôle Emploi et divers autres organismes.

Le seul maître à bord, c’est vous
Quand vous changez d’emploi ou traversez une période de chômage, vous conservez les droits que vous avez acquis jusque-là. De plus, vous êtes le seul à pouvoir mobiliser votre compte, votre employeur ne peut pas vous y contraindre.

En revanche, vous aurez besoin de son accord pour suivre une formation qui se déroule en tout ou partie sur votre temps de travail.

L’entretien professionnel : pour prendre de la hauteur

Vous êtes salarié(e) : l’entretien professionnel vous oblige à vous questionner sur votre parcours et vos possibilités d’évolution. Vous ne le savez pas encore, mais il pourrait bien être le point de départ de votre reconversion.

Un entretien tous les deux ans

À partir de deux ans d’ancienneté dans votre entreprise, quelle que soit sa taille, votre employeur doit organiser votre entretien professionnel. Celui-ci a lieu tous les deux ans ou au retour d’un des congés retenus par la loi (de maternité, d’adoption, sabbatique, etc.).

Ne pas confondre ! L’entretien professionnel est distinct de l’entretien d’évaluation, qui a lieu tous les ans !

L’entretien professionnel doit obligatoirement aborder :

  • votre évolution professionnelle, notamment en termes de qualification et d’emploi ;
  • le suivi de vos actions de formation, de certification et de progression salariale ou professionnelle ;
  • l’évaluation de votre employabilité, c’est-à-dire vos chances de trouver du travail chez un autre employeur ;
  • la question de votre avenir, du poste que vous occupez et de votre projet professionnel.

Un état des lieux récapitulatif tous les six ans

Tous les six ans doit être réalisé un état des lieux récapitulatif de votre parcours professionnel, qui donne lieu à la rédaction d’un document, dont une copie vous est remise. À cette occasion, l’employeur doit vérifier :

  • que vous avez suivi au moins une action de formation ;
  • que vous avez acquis des éléments de certification ;
  • que vous avez bénéficié d’une progression salariale ou professionnelle.

Regardez votre convention collective

Votre convention collective peut adapter certaines de ces règles, n’hésitez pas à la consulter !

Le Conseil en évolution professionnelle (CEP) : pour vous faire accompagner

Quel que soit le stade de votre réflexion sur votre reconversion, le CEP peut vous donner les informations utiles sur le marché du travail, vous aider à vous poser les bonnes questions, à élaborer votre projet et à vous accompagner pour le réaliser.

Un service gratuit pour tous les actifs, qui s’adapte à vos besoins
Le conseil en évolution professionnelle (CEP) est un service gratuit et confidentiel de conseil et d’accompagnement, qui prend en compte l’état de l’emploi et l’offre de formation dans la zone géographique où vous vous trouvez. Il existe depuis 2014 et est renforcé à compter du 1er janvier 2019.

Vous y avez droit dès lors que vous êtes un actif – salarié du privé ou du public, en recherche d’emploi, indépendant, artisan, profession libérale ou auto-entrepreneur – ou encore si vous êtes un jeune sorti du système scolaire sans qualification ni diplôme.

Vous pouvez le mobiliser en prévision ou au cours d’un changement professionnel, ou bien dans le cadre d’une création ou reprise d’entreprise, afin d’obtenir conseils et accompagnement. Si vous êtes salarié, le CEP peut s’articuler avec votre entretien professionnel.

Le CEP s’adapte à votre situation et votre projet. En fonction de votre besoin, vous pourrez rencontrer un conseiller de façon répétée, pour :

  • clarifier votre projet et définir vos priorités ;
  • identifier les compétences que vous pouvez utiliser dans un nouveau contexte et celles que vous devez acquérir ;
  • repérer les emplois correspondant à vos nouvelles compétences ;
  • définir votre projet professionnel et une stratégie pour le mener à bien.

À qui s’adresser ?
Rendez-vous sur Moncompteactivite.gouv.fr pour identifier votre opérateur de CEP.

Salariés : à partir de 2020, vous pourrez solliciter également un opérateur régional qui sera sélectionné par appel d’offres courant 2019.

Pas besoin d’informer votre employeur
Salariés : l’utilisation du CEP se fait en dehors du temps de travail (vous n’êtes donc pas tenu d’en informer votre employeur). Cependant, renseignez-vous : votre convention collective peut prévoir la possibilité de mobiliser le CEP sur le temps de travail dans certaines conditions.

Le bilan de compétences : « qu’est-ce que je sais faire ? », « qu’est-ce que je peux faire ? »

Vous êtes lassé(e) par votre travail ? Vous avez envie de changement ? Vous feriez bien autre chose mais vous ignorez quoi ? Le bilan de compétences vous aidera à identifier vos désirs, vos aptitudes, le(s) métier(s) que vous voulez et pouvez faire, et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

Pour les salariés et les demandeurs d’emploi
Vous pouvez bénéficier d’un bilan de compétences dès lors que vous êtes salarié du privé ou du public, ou bien demandeur d’emploi, auquel cas vous devez vous adresser à Pôle emploi, l’Apec ou Cap emploi.

Qui paye ?

  • Vous êtes à l’initiative de votre bilan de compétences : vous allez le financer avec votre compte personnel de formation. Dès lors, ce sont les conditions d’utilisation du CPF qui s’appliqueront (voir plus haut), notamment pour les salariés en ce qui concerne les autorisations d’absence.
  • Votre employeur est à l’initiative de votre bilan de compétences, dans le cadre du plan de développement des compétences de l’entreprise (ex-plan de formation) ou d’un congé de reclassement : c’est lui qui le finance. Attention, il doit avoir votre consentement !

À qui s’adresser ?
Rendez-vous sur www.bilandecompetences.fr pour trouver un prestataire.

Un déroulement en trois phases
Un bilan de compétences dure au maximum 24 heures, généralement réparties sur plusieurs semaines.
Il se déroule, souvent avec un(e) psychologue du travail, en trois phases :

  • Phase préliminaire : analyse de votre besoin et définition conjointe des modalités du bilan.
  • Phase d’investigation : elle aboutit à l’élaboration d’un projet professionnel ou de plusieurs alternatives.
  • Phase de conclusion : prévision des étapes à suivre pour mener à bien le(s) projets(s) professionnel(s), et restitution d’un document de synthèse.

À savoir :
Un bilan de compétences peut vous être conseillé dans le cadre d’un conseil en évolution professionnelle (CEP). Votre conseiller pourra éventuellement vous aider dans vos démarches.

Par ailleurs, le congé « bilan de compétences » n’existe plus.

Ces outils vous permettent d’obtenir des conseils, un accompagnement, de mieux vous connaître et de financer vos actions de formations. Il existe aussi plusieurs dispositifs de formation qui vous permettront d’obtenir une certification :

Le projet de transition professionnelle : pour suivre une formation longue certifiante

Vous êtes salarié(e) et vous voulez changer de profession : le projet de transition professionnelle vous permettra de financer une formation certifiante de longue durée (une année par exemple). Pour ce faire, vous allez mobiliser votre CPF de transition.

Depuis le 1er janvier 2019, il remplace le congé individuel de formation (CIF).

Des conditions d’ancienneté
Rendez-vous sur www.moncompteactivite.gouv.fr pour vérifier que votre formation est éligible au compte personnel de formation (CPF).
De plus, vous devez, à la date de départ en formation :

  • Avoir travaillé au moins 24 mois, consécutifs ou non ;
  • Et justifier d’une ancienneté d’au moins un an dans votre entreprise, quelle que soit la nature de vos contrats successifs (CDD, CDI…).

Exceptions :

  • CDD : Vous pouvez bénéficier de modalités particulières d’ancienneté si vous réalisez votre projet à l’issue d’un CDD.
  • Handicap : la condition d’ancienneté n’est pas exigée si vous êtes reconnu travailleur handicapé (bénéficiant de l’OETH) ou si vous êtes licencié pour motif économique ou inaptitude et que vous n’avez pas suivi de formation entre votre licenciement et un nouvel emploi.

Demandez une autorisation d’absence à votre employeur
Adressez une demande écrite à votre employeur :

  • Au plus tard 120 jours avant le début de la formation si vous devez vous absenter plus de six mois.
  • Au plus tard 60 jours avant le début de la formation si vous devez vous absenter moins de six mois ou que votre formation se déroule à temps partiel.

Votre employeur a 30 jours pour vous répondre. S’il dépasse ce délai, vous avez le droit de vous absenter pour suivre votre formation.

Votre employeur peut vous proposer de reporter votre formation de neuf mois maximum si votre absence peut avoir des conséquences préjudiciables à la production et à la marche de l’entreprise, après avoir consulté le Comité social et économique (CSE, ex-comité d’entreprise). Autre motif que l’employeur peut invoquer : l’absence d’autres salariés en même temps que la vôtre.

Demandez un financement au Fongecif
Rendez-vous sur moncepmonfongecif.fr pour trouver le Fongecif dont vous dépendez.

Adressez-lui un dossier de demande de prise en charge financière, comprenant notamment l’autorisation d’absence de votre employeur et le devis de votre prestataire de formation.
Votre dossier sera examiné en fonction de plusieurs critères, dont la cohérence de votre projet. Attention, il se peut que votre demande soit refusée !

Si votre projet est accepté, les coûts liés à votre formation seront prioritairement financés par votre CPF, ensuite par le Fongecif. Les coûts pris en charge sont les frais pédagogiques ; vos frais de transport, repas et hébergement ; et votre rémunération.

Attention ! À partir du 1er janvier 2020, les Fongecif seront remplacés par les Commissions paritaires interprofessionnelles régionales (CPIR).

Combien allez-vous gagner ? Pendant votre formation, votre rémunération sera fonction d’un salaire moyen de référence, calculé sur la base de vos salaires des 12 derniers mois pour les CDI, des 4 derniers mois pour les CDD :

  • Si ce salaire de référence (SR) est inférieur ou égal à deux Smic, vous percevrez son montant en totalité.
  • S’il est supérieur à deux Smic, vous percevrez 90 % du SR la première année (ou 1 200 heures de formation à temps partiel), et 60 % du SR au-delà, dans le cas d’une formation de plus d’un an (ou supérieure à 1 200 heures).

Pendant votre formation :

  • Vous bénéficiez de votre protection sociale et êtes couvert contre les accidents de travail.
  • À votre retour dans votre entreprise, vous réintégrez en principe votre poste de travail ou un poste équivalent, et pas forcément un poste en rapport avec votre nouvelle qualification.
  • Le temps que vous avez passé en formation est pris en compte pour le calcul de vos droits comme si vous aviez continué à travailler : congés payés, ancienneté, 13e mois, vacances, gratification, etc.

La validation des acquis de l’expérience (VAE) : si vous avez les compétences mais pas le diplôme

Vous voulez continuer de faire ce que vous faites aujourd’hui mais ailleurs, sauf que vous n’avez pas le diplôme correspondant ; vous voulez changer de métier en faisant valoir vos expériences professionnelles antérieures ou associatives… La VAE vous permet de valider vos compétences et d’obtenir une certification.

Une expérience minimum d’un an
Une condition : avoir exercé, pendant au moins un an, de façon continue ou non, une activité en rapport direct avec la certification que vous souhaitez obtenir.

Vous pouvez avoir exercé cette activité en tant que salarié en CDI, CDD ou intérim ; non salarié, bénévole ou volontaire ; sportif de haut niveau ; responsable syndical ; élu local.

Vous pouvez aussi avoir exercé cette activité au cours de votre formation initiale : en période de formation en milieu professionnel (PFMP) ou stage pratique d’une formation diplômante ; en période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP) ; en préparation opérationnelle à l’emploi (POE) ; en période de formation pratique en milieu professionnel du contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation ou contrat unique d’insertion (CUI).

Objectif : obtenir un diplôme, titre ou certificat
A savoir :

  • un diplôme ou titre professionnel national délivré par l’État ;
  • ou un diplôme délivré par un établissement d’enseignement supérieur ;
  • ou un titre délivré par un organisme de formation ou une chambre consulaire ;
  • ou un certificat de qualification professionnelle créé par la Commission paritaire nationale de l’emploi (CPNE) d’une branche professionnelle.

Les certifications sont constituées de blocs de compétences. Il est possible, avec la VAE, de ne valider qu’un bloc de compétences.

Un investissement sur un an
Il faut compter huit mois à un an pour accomplir l’ensemble de la démarche, mais rassurez-vous, vous n’aurez pas besoin de vous absenter en continu durant toute cette période !

Obtenir un congé de VAE
Vous pouvez réaliser votre VAE en dehors de votre temps de travail. Mais vous pouvez aussi demander un congé de VAE.

Attention ! Adressez votre demande d’autorisation d’absence à votre employeur au plus tard 60 jours avant le début de votre VAE ! Ce dernier aura ensuite 30 jours pour vous répondre et pourra exiger un report de votre VAE, dans la limite de six mois.

Grâce à ce congé, vous disposerez d’une cagnotte de 24 heures, à utiliser tout au long de votre année de VAE, pour vous rendre à des rendez-vous d’accompagnement, effectuer vos travaux personnels, passer votre entretien de validation… Tout cela sur votre temps de travail, sans perte de salaire.

Qui paye ?

  • Votre entreprise : en particulier si elle inclut votre VAE dans son plan de développement des compétences (ex-plan de formation). Elle se fait rembourser par son Opco.
  • Ou vous-même : vous pouvez utiliser votre CPF à cette fin. Si celui-ci n’est pas suffisant, votre entreprise ou vous-même pouvez compléter la différence.

Une démarche qui demande de l’organisation

  • Se renseigner : qui peut vous expliquer tout ce que vous avez besoin de savoir avant de vous lancer dans une VAE ?
    – Le site web www.vae.gouv.fr.
    – Votre service des ressources humaines si vous êtes salarié.
    Pôle emploi si vous êtes demandeur d’emploi.
    – Un opérateur de Conseil en évolution professionnelle (CEP).
    – Un centre de conseil sur la VAE.
  • Définir un projet et choisir une certification : adressez-vous à un centre de conseil sur la VAE pour vous faire accompagner par un conseiller VAE. Vous définirez avec lui votre projet et étudierez sa faisabilité. Enfin, vous sélectionnerez la certification à obtenir et l’organisme certificateur qui la délivre. Le Répertoire national des certifications professionnelles est accessible en ligne. Si vous êtes en CDD, votre VAE doit débuter au plus tard 12 mois après la fin de votre contrat.
  • Déposer une demande de recevabilité : vous aurez à constituer un dossier comprenant un formulaire Cerfa et de nombreuses pièces justificatives et à l’envoyer à l’organisme certificateur. Celui-ci aura ensuite deux mois pour rendre son avis sur la faisabilité de votre projet.
  • Rédiger un dossier de validation : vous aurez un dossier à constituer, décrivant toutes vos expériences professionnelles. Vous aurez besoin d’être accompagné par un centre de conseil en VAE. Votre conseiller vous aidera à suivre une méthode de description de vos activités et de votre expérience ; formaliser votre dossier de validation ; préparer votre entretien avec le jury, voire votre mise en situation professionnelle.
  • Passez l’entretien avec le jury : celui-ci vérifiera si votre expérience correspond aux connaissances, aptitudes et compétences exigées par le référentiel de la certification que vous visez. Il peut éventuellement organiser une mise en situation professionnelle. Il peut prononcer une validation totale, une validation partielle ou un refus.

La reconversion ou promotion par l’alternance (Pro-A) : pour évoluer dans votre entreprise

Votre projet de reconversion : changer de métier tout en restant dans votre entreprise. Sauf que vous êtes limité(e) par votre niveau de qualification. La Pro-A vous permettra de suivre une formation en alternance afin d’obtenir une certification.

Des conditions de qualification et de contrat
– Votre diplôme le plus élevé doit être inférieur à la licence.
– Vous devez être en CDI, en CUI à durée indéterminée ou en CDD conclu dans le sport professionnel.

Objectif : obtenir une certification professionnelle
À savoir :
– un diplôme ou un titre à finalité professionnelle enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles RNCP ;
– ou un certificat de qualification professionnelle (CQP) ;
– ou une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale de branche.

Un projet à construire avec votre employeur
La reconversion ou promotion par l’alternance (Pro-A) pourra être mobilisée à votre initiative ou celle de votre employeur. Le sujet pourra être évoqué notamment dans le cadre de l’entretien professionnel. Vous pouvez aussi faire vous-même une demande de Pro-A auprès de l’Opérateur de compétences (Opco) dont dépend votre entreprise.

Qui paye ?
L’Opco prend en charge vos frais pédagogiques, de transport et d’hébergement sur la base d’un montant forfaitaire (x €/heure de formation) fixé au niveau de votre branche professionnelle.

Une formation en alternance
Votre formation se déroulera tantôt dans l’organisme de formation, tantôt dans votre entreprise. Votre employeur devra désigner un tuteur qui vous accompagnera durant la formation. Il organisera votre activité dans votre entreprise, assurera la liaison avec votre organisme de formation et participera à votre évaluation.

Votre formation durera, en principe, entre six et douze mois, avec 150 heures minimum en organisme de formation, qui représenteront 15 % à 25 % de la durée totale de votre Pro-A. Elle pourra se dérouler en partie hors de votre temps de travail, dans une limite prévue dans votre convention collective ou, à défaut, dans la limite de 30 heures par an.

Combien gagnerez-vous ?
Votre employeur devra vous faire signer un avenant à votre contrat de travail précisant la durée et l’objet de votre formation. Cet avenant doit être communiqué à l’Opco au début de votre formation.

Votre salaire sera maintenu mais vous ne serez pas indemnisé pour votre temps de formation en dehors de votre temps de travail. Et vous continuerez de bénéficier de la protection sociale en matière d’AT/MP.

L’allocation d’aide au retour à l’emploi projet (AREP)

Vous avez un projet de reconversion professionnelle, voire de création ou reprise d’entreprise. Si vous démissionnez, sachez que vous aurez bientôt droit aux indemnités chômage.

Les modalités de mise en œuvre de ce nouveau droit seront définies au cours du premier semestre 2019.

D’ores et déjà, voici ce que prévoit la loi :

  • Pour bénéficier d’une indemnisation, vous devrez avoir travaillé comme salarié(e) pendant cinq ans.
  • Avant de démissionner, vous devez mobiliser le CEP pour élaborer votre projet. Votre conseiller CEP s’assurera ainsi de sa faisabilité.
  • Votre projet devra être ensuite validé par la Commission paritaire interprofessionnelle de votre région. Celle-ci évaluera son caractère réel et sérieux et communiquera ses conclusions à Pôle emploi.
  • Pôle emploi notifiera votre droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi projet (AREP), d’un montant et d’une durée équivalents à ceux de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE).
  • Six mois après l’ouverture de vos droits à indemnisation, Pôle emploi vérifiera que vous poursuivez réellement un projet de reconversion. Si ce n’est pas le cas, vous pourrez être radié.

Sources : https://www.cftc.fr/actualites/vie-pratique/se-reconvertir-point-aides-dispositifs

11/02/2019