Lancée il y plus de deux ans, My job glasses est une plateforme dédiée aux étudiants où des professionnels offrent de leur temps pour rencontrer les jeunes et parler ouvertement de leurs métiers.

À travers une étude menée auprès des 18-30 ans, les fondateurs ont constaté que 54 % des jeunes n’ont jamais eu l’occasion d’échanger avec des professionnels avant leur premier emploi. « Dans notre entourage, nous avons des amis qui ne sont pas heureux au travail. Ils se sont orientés vers des métiers sans prendre le temps de les connaître. Notre objectif est d’intervenir le plus tôt possible dans l’orientation des étudiants pour leur donner toutes les chances de s’épanouir professionnellement », affirme Émilie Korchia, cofondatrice de My job glasses.

Des échanges en toute honnêteté

20 000 étudiants ont été séduits par la plateforme depuis son lancement en 2015. C’est le cas de Floriane, étudiante en première année à l’école de commerce EM Strasbourg. « J’ai pu entrer en contact avec trois professionnels en marketing et en ressources humaines. » À travers un échange sur Skype, Floriane a pu discuter avec des employés de L’Oréal ou encore Digischool. « Ils sont très honnêtes et on peut leur demander les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Eux-mêmes sont passés par là en tant qu’étudiants. Après l’échange, on peut continuer à donner de nos nouvelles et éventuellement trouver des stages.»

L’échange entre professionnels et étudiants se veut détendu et moins formel qu’un entretien. Cela permet aux jeunes de découvrir le marché de l’emploi et aux entreprises de trouver de futurs talents. Gratuit pour les étudiants, My job glasses fait payer un abonnement aux entreprises présentes sur la plateforme. « En dehors des entreprises privées nous voulons aussi attirer celles du public. Récemment, 200 ambassadeurs de la sécurité sociale nous ont rejoint », ajoute Émilie Korchia.

Un réseau professionnel ouvert à tous

Pour les jeunes qui n’ont pas les moyens de se constituer un réseau professionnel, My job glasses est une bonne alternative. Pour faire connaître leur service, les fondateurs de la start-up sillonnent la France et interviennent au sein des universités et des écoles.

Afin d’accompagner les jeunes dans cette démarche réseau, la start-up organise également des concours avec à la clé, une journée aux côtés de chefs d’entreprise. Samer, 26 ans, a ainsi pu suivre Jean-Charles Decaux, à la tête de la société de publicité urbaine. « Le concours consistait à rédiger la meilleure lettre de motivation en vue de cette journée mais je ne m’attendais pas à être sélectionné », raconte l’étudiant en management qui a rencontré dix professionels différents. Comme de nombreux jeunes qui se cherchent, le jeune homme veut prendre le temps d’explorer différents métiers avant d’entamer sa vie active.

Source : Ouest France Publié le lundi 21 mai 2018